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Watashi wa Valentin desu

Watashi wa Valentin desu

des nouvelles de Kyôto

Naissances : petite comparaison franco-japonaise

La sortie des chiffres 2016 de l'Insee et le constat du recul du nombre des naissances en France me donne l'occasion de revenir sur quelques données démographiques japonaises.

(source du graphique : Wikipedia)

Je vous le disais précédemment, la natalité japonaise est dans les chaussettes : avec 1,4 enfant par femme, le taux de fécondité est très faible.

Pourtant, il y a eu quelque 981.000 naissances au Japon en 2016, contre 785.000 en France. Et encore les autorités japonaises s'alarment-elles que le chiffre soit passé sous la barre symbolique du million de naissance, ce qui ne s'était jamais vu depuis que les statistiques existent (1899). Hé oui, mais avec plus de 127 millions d'habitants, le Japon a une population presque double, pour une superficie presque deux fois moindre (377 488 km2) !

Autre particularité : le Japon a connu 2 baby booms, après-guerre mais aussi dans les années 70, alors qu'en France au contraire le nombre des naissances s'effondrait avec les deux chocs pétroliers. Quant au point très bas que vous voyez pour 1966 sur le graphique, il ne s'agit pas d'une donnée erronée, mais de la conséquence très réelle d'une superstition liée au calendrier astrologique chinois, l'année du cheval de feu (hinoe uma) : les filles nées une telle année sont censées devenir de terribles mégères... Personne n'est concerné ? Ouf ! 

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Julie 20/01/2017 12:28

Je pense que oui car ces superstitions sont liées au shintoïsme. Après, s'agit-il de croyances profondes ou du respect de la tradition, c'est une autre affaire. Dans le cas de l'année 66, on peut se dire que les familles craignaient surtout de ne pas pouvoir caser leur fille.

Anne-Françoise 18/01/2017 12:26

J'ai été étonnée par l'ampleur de la superstition au Japon, peut-être parce que nous avons visité surtout des lieux "religieux". Est-ce que toutes les classes sociales sont concernées par ce phénomène?